24.

Il l’avait entendue respirer.

Sous la douche au jet trop faible, qui comme tout le reste dans l’appartement d’Ava l’incommodait, le bruit de ses suffocations lui était parvenu.

Il s’était dépêché d’arrêter l’eau et de sortir, d’accrocher une serviette autour de sa taille, il avait soupiré de ne pas avoir à proximité de lui sa laque à cheveux, sa brosse, sa crème hydratante Laroche Posay, la seule qui empêchait sa peau sèche de tirer, mais s’était dépêché de rejoindre Ava, de traverser la pièce et de la retrouver sur le canapé gris Ikea inconfortable sur lequel elle était recroquevillée, ses jambes sous elle, la bouche grande ouverte, inspirant très fort pour ne pas suffoquer, pour attraper de l’air tant bien que mal, un râle agonisant rythmant cet effort, hors de tout contrôle, une asphyxie, et les larmes dans ses yeux, des larmes de rage, à lui destinées, ses poings serrés, ses mains tétanisées, tremblantes. Elle ne l’avait pas vu arriver, elle ne l’avait pas entendu, elle ne prêtait aucune attention à lui, à son torse nu, son torse imparfait, pas assez musclé, pas assez ferme, et beaucoup trop blanc, mais qu’elle aimait caresser, humer, embrasser. Elle n’avait pas vu Florent s’approcher, elle n’avait pas vu peau encore mouillée, ses cheveux crépus en désordre, son corps encore brûlant, elle n’avait pas senti son odeur, diluée sous celle de son gel douche, l’odeur de sa peau animale, effluves marines, arômes musqués, tour à tour subtils et francs, sur sa nuque, sur son ventre, entre ses cuisses, l’odeur de l’être aimé, qui ravit et qui détruit, dont elle ne sait plus s’il lui appartient ou si elle est devenue sienne. Non elle ne voyait rien, Ava, elle ne sentait rien, elle luttait seulement contre l’étouffement, elle convulsait de l’intérieur. Elle ne l’entendait pas, qui lui demandait, qu’est-ce que tu as vu ? elle ne prêtait aucune attention à son regard inquiet, ses sourcils froncés, à ses questions, aux perles d’eau sur son épaule rougie, elle ne répondait pas, qu’est-ce que tu as ?  qu’est-ce qui t’arrive ? elle ne pouvait pas répondre, à cause du tremblement dans ses mains et de son cœur prêt à exploser, à cause de l’air qui ne rentrait pas ou qui ne rentrait trop.

La veille, ils étaient sortis, un verre dans un bar avec son groupe de camarades du collège, Ava s’était montrée discrète, peu bavarde, ils s’étaient disputés, elle lui avait reproché de décider de ses tenues à sa place, de vouloir lui imposer ses vues, la raie sur le côté et les boucles d’oreilles qui pendent, la robe Sandro trop serrée depuis qu’elle avait pris deux kilos qui ne partaient pas, elle s’était agacée qu’il prétende savoir mieux qu’elle ce qui lui allait, qu’il prétende savoir dévoiler la beauté des femmes et avoir meilleur goût que tout le monde, alors pourquoi Elsa était moche tu m’expliques ?  elle lui avait balancé, et avait tiré une tête pendant la moitié de la soirée, jusqu’à ce que l’alcool la détente et la réconcilie. Ils étaient rentrés chez Ava, dans cette boutique réaménagée en appartement dans lequel elle vivait, que ses parents avaient mis à sa disposition, Florent avait insisté pour dormir avec elle, il s’était presque imposé. Tu te plains tout le temps quand tu es chez moi, alors autant que tu ne viennes pas. Mais il l’avait amadouée, avec ses mon amour, ma chérie, ma toute petite princesse, je veux être avec toi ce soir, passer la nuit avec toi, elle avait soupiré, cédé, d’accord mais essaie de te contenir. Alors il avait essayé de se taire, de garder pour lui ses petites remarques, c’est trop sombre, c’est une cave, tes parents n’aiment que les caves, déjà qu’ils vivent dans une, ils ne sont pas capables d’acheter un appartement normal, situé à un étage normal, c’est un truc d’étranger encore, un truc d’Iranien, j’ai jamais vu ça. Il avait essayé d’éviter de critiquer tout le reste, la couleur des murs, la texture du sol, le réglage du robinet, le motif de la housse de couette, l’assemblage des couverts, comment c’est possible que tu n’aies pas un set de couverts assortis comme tout le monde, pourquoi autant de fourchettes et de couteau mais aucune tasse, c’est quoi cette désorganisation orientale, qu’on ne retrouverait jamais, à coup sûr, chez aucune famille française, tu peux me croire, j’ai grandi à Versailles, j’en sais quelque chose.  Cette fois il n’avait rien dit, rien fait, alors comment expliquer la crise d’Ava, ses poings crispés, son désespoir soudain ?

Mais cela ne pouvait guère expliquer la crise d’Ava, ses poings crispés, son désespoir soudain. Dis-moi, parle-moi. Elle finit par le lui dire, des bouts de mots balancés entre deux souffles, et il comprit tout de suite.

Mais ça ne veut rien dire, c’était au début de notre relation, il y a très longtemps, j’avais écrit ça comme ça, c’était l’errance d’un instant, tu ne peux quand même pas douter que je t’aime, que je t’aime à en mourir, comme je n’ai jamais aimé personne, cela fait si longtemps que tu as éclipsé tout le reste.

Il ne vit pas partir la gifle, très vite très fort, le clac sur sa joue, comme dans les films, et puis une autre encore, il ne réagissait pas, il ne luttait pas, il ne bougeait pas alors qu’Ava se jetait sur lui et l’assénait de coups, sur le crâne sur le torse sur les épaules partout, le choc était trop vif pour qu’il sente la douleur, il se roula en boule pour se protéger de l’avalanche, des coups à l’aveugle, cela ne lui suffisait toujours pas, elle hurlait, une rage folle, elle ne s’arrêtait pas, le griffait, lui tordait les poignets, lui balançait des objets sur la tête, cassa une vitre, et Florent répétait je t’aime, seulement je t’aime, une rengaine infinie, mais cela l’énervait Ava davantage, l’enrageait encore plus. Elle se déshabilla, entra sous la douche, elle voulait, hurlait-elle, se purger de lui, de toutes les traces de lui, de sa salive, de son haleine, de son sperme, elle hurlait dans la cabine du douche et il s’était agenouillé devant, elle ouvrit la porte vitrée et l’inonda avec le jet d’eau, va-t-en, je ne t’aime plus, rentre chez toi, je ne veux plus te voir, répétait-elle, elle ne criait plus désormais, sa voix était devenue dure et froide, une voix de pierre implacable, tandis que lui, Florent, la serviette de douche grise autour de la taille, toujours, le torse nu et vulnérable, blessé par les coups d’Ava, la suppliait encore, Je ne peux pas vivre sans toi je ne peux plus sans toi je n’en suis plus capable ma vie c’est toi et seulement toi tu as terrassé tout mon passé frappe-moi si tu veux, ce n’est pas juste, je n’ai rien fait, ce n’était rien. Face à lui le regard glacé de la fille nue, un regard si implacable qu’il se mit à sangloter, lui qui ne pleurait jamais, qui n’avait plus pleuré depuis cinq ans, depuis la mort du cousin de sa mère, était envahi par un flot de larmes, sur ses joues et dans ses yeux verts, à terre, pendant qu’elle articulait, Qu’est-ce qui n’est pas clair dans ma phrase sors d’ici je t’ai dit et ne reviens plus.

Il n’eut pas de nouvelles pendant deux jours.

Au fond, il n’était pas surpris. Il savait que cela allait finir par arriver. C’était en germe. Depuis des mois, Ava suggérait qu’il aimait toujours Elsa, qu’il n’avait jamais cessé de l’aimer. Il lui reprochait de parler d’elle trop souvent, d’évoquer sans cesse son passé, elle estimait ne pas avoir sa place dans sa vie, qu’elle était arrivée trop tard, trop tard pour éclipser l’amour qu’il avait porté à Elsa, elle lui en voulait de lui en avoir trop dit sur elle, son alarme pour la pilule, son obsession du sport, de la nature et de la montagne, ses compétitions de saut de haie, ses trecks, seule dans des tentes au milieu de nulle part, son journal intime, sa naïveté, son féminisme, sa psychanalyse, ses occasionnelles cigarettes en soirée, ses effluves de Coco Mademoiselle, ses convictions de gauche, ses tampons périodiques, son épilateur électrique, ses tendances anorexiques, il avait évoqué Elsa sans réfléchir, distillant des éléments sur elle, qu’Ava avait tous retenu. Plus d’une fois, elle s’était comparée à la narratrice du roman Rebecca, condamnée à vivre avec le fantôme d’une autre, sans cesse comparée à l’autre, à celle d’avant. Il avait beau lui expliquer que ces allusions n’étaient pas nourries de son amour pour Elsa, ou du regret de l’avoir perdue, qu’il s’agissait simplement d’une phase de sa vie, relativement longue, désormais révolue, à laquelle il pouvait repenser sans y ajouter de la nostalgie, elle ne le croyait plus. Il était sincère mais elle n’avait pas confiance en lui.  Qu’il ait pu y avoir une période de flottement, au début de leur amour, peut-être, il n’avait pas à s’étaler dessus. Ce qui comptait, c’était sa volonté, au présent et au futur, d’être avec Ava, cette fille tombée du ciel qui le rendait heureux.

Mais Ava ne lâchait pas. Elle avait cette intuition, et grattait, grattait, jusqu’à ce que sa crainte se confirme. La nuit, elle rêvait d’Elsa, de la chevelure châtaine, du corps osseux et élancé, du teint pâle, des traits qu’elle jugeait banals. Oui, Ava était obsédée par Elsa, et lorsque Florent ne parlait pas d’elle, c’est Ava qui faisait la faisait revivre, pour qu’il lui confirme qu’il la trouvait plus drôle, plus jolie, plus intelligente, et chaque fois qu’il refusait d’entrer dans son jeu, chaque fois qu’il résistait à ses injonctions de comparaison, elle se mettait dans une colère noire.

Plus tard, elle s’était mise à dénigrer Elsa. Systématiquement. Il lui avait assuré qu’il ne la voyait plus, qu’elle ne lui manquait pas, mais Ava était persuadée qu’il lui mentait, et qu’il crevait d’envie de renouer leur lien. Elle ne se trompait pas tout à fait. Ce silence radio, après presque huit ans de relation, avait quelque chose d’étrange. Mais il savait Ava trop fragile pour supporter qu’il revoie Elsa, même pour un café ou un simple déjeuner deux fois l’an.

Il pensait que cela finirait par lui passer, qu’au fur et à mesure des mois, des souvenirs forgés à deux, du temps dépensé ensemble, des projets qui se dessinaient, elle cesserait une bonne fois pour toutes, de se sentir menacée par Elsa. Mais Ava grattait, grattait toujours, véritable chien de chasse dressé pour trouver la vérité. Et elle n’en démordait pas, elle restait persuadée qu’il l’enrobait et la détournait, la vérité, la lui cachait. Il n’aurait pas pensé que ce serait ce matin-là, pendant qu’il se douchait et appliquait sur son corps le gel douche à la menthe posé sur le rebord de la cabine, et maudissait cet endroit pour son manque de confort, sa faible luminosité et son agencement baroque, qu’Ava viendrait composer le code secret de son téléphone portable, et  irait fouiner dans ses conversations avec Fanny, son amie avec Elsa, présente lors de leur année d’échange en Inde, la plus branchée du groupe, la plus fêtarde aussi. Elle n’avait pas eu à remonter très loin pour retrouver ce message qu’il lui avait envoyé, quelques mois plus tôt, pendant l’hiver de leur rencontre, plus d’un mois après leur première nuit d’amour, après leur premier sommeil partagé. Il avait écrit à Fanny un soir, un soir où le manque d’Elsa le tuait, le laminait comme au premier jour de leur rupture. Il avait envoyé un mot de circonstance à Ava, pour lui souhaiter une bonne nuit, en attendant de la voir le week-end, comme ils l’avaient prévu, pour lui présenter ses parents, si curieux de rencontrer enfin la nouvelle petite amie si typée qui semblait rendre le sourire à leur fils. Et, pris d’un de ces élans lyriques qui le prenaient quelquefois, il avait écrit à Fanny : « Il n’y a pas un jour qui passe sans que je pense à Elsa. Je ne cesse de rêver d’elle, cette nuit encore. Elle est inscrite en moi. » Fanny n’avait pas répondu. Il ne s’était plus resservi de ce fil de discussion-là, jusqu’à une semaine auparavant, où il s’était étonné d’avoir aperçu la photo d’Elsa, les cheveux courts, sur les réseaux sociaux, et l’interrogeait pour savoir ce qu’il en était.

Et c’étaient ces messages-là qu’avaient lu Ava, Ava qui le jetait dehors en le rouant de coups, nue et indifférente à sa propre nudité, plus forte encore grâce à celle-ci. Elle les avait trouvé, ces messages-là qu’elle attendait de lire depuis presque un an, ces messages-là qu’elle attendait de lire depuis presque un an,  qui prouvaient qu’elle avait raison, raison, raison, qu’il n’était rien qu’un être double et menteur, un être fourbe et repoussant, qui s’était joué de ses sentiments alors qu’il était toujours amoureux de l’autre, de la sale pute immonde stupide anorexique moche et repoussante que personne ne baiserait jamais à part lui sur cette planète tant elle était hideuse et dégueulasse et qu’il n’avait qu’à retourner avec elle qu’il ne méritait pas mieux qu’une truie pareille qui lui écrivait des dédicaces de merde et des cartes postales de merde remplies de mièvrerie et dégoulinantes de bon qu’il s’en aille et qu’il ne s’avise jamais de lui reparler si c’était cette immondice qui était inscrite en lui non elle n’était pas jalouse elle était triste pour lui qu’une guenon pareille soit inscrite en lui et qu’il n’ait même pas été capable de la garder que même en l’ayant attendu comme un chien elle n’est jamais revenue et c’était bien fait pour lui de toute façon il ne méritait pas l’amour. C’était ça qu’elle lui avait dit, de sa voix égale, qui ne criait même plus, qui ne suffoquait même plus, cette voix cruelle et froide qui lui disait que c’était terminé.

Il s’était effondré. Auprès de Fanny. Auprès de Célia. Il voulait mourir. Son amie, puis sa sœur, avaient été soufflées du récit qu’il leur avait fourni de son après-midi, de la vitre cassée, de la violence d’Ava, une violence qu’on n’aurait pas devinée, sous cette apparence de fille frêle et délicate, féminine et maniérée, cela semblait dingue, hors de propos, qu’elle se soit jetée sur lui pour le tabasser. Il devait exagérer, sans doute, ce n’était pas possible. Elle devait être un peu folle, Ava, murmuraient-elles, du bout des lèvres. Quand elle est arrivée dans ma vie, je n’avais pas encore fait mon deuil d’Elsa, mais c’est fini, c’est bien fini, même si Elsa revient je ne voudrais plus d’elle, je ne l’aime plus, ça fait longtemps maintenant.

Cela avait duré deux jours.

Deux jours avant qu’il se plante devant chez les parents d’Ava. Il savait qu’elle était là, qu’elle était allée vivre chez Kiana et Mostafa, qu’elle n’était pas du genre à rester toute seule dans cette ancienne boucherie devenue studio. Elle était bien mieux chez elle, entourée ce la chaleur parentale. Il n’avait rien mangé depuis deux jours. Il n’était pas allé au travail pendant deux jours, lui le chef de bureau, lui qui n’avait jamais manqué un seul jour depuis qu’il avait l’âge de faire des stages. Il avait fumé un paquet de cigarettes, lui qui ne dépasse jamais les deux par jours. Il ne s’était pas lavé. Il s’était posté devant chez elle, et elle l’avait rejoint, d’un pas lent, ennuyé, un visage de circonstance forgé pour l’occasion. Elle ne l’embrassa pas, marcha près de lui en veillant à maintenir une certaine distance. Il lui dit qu’elle était belle. Elle fit un petit « pff », qui voulait dire arrête, je sais que je ne le suis pas. Elle n’était pas maquillée, pas coiffée, elle n’avait pas la raie sur le côté, ne portait pas de boucles d’oreille, n’avait pas appliqué cet eye-liner qui renforçait son aspect oriental, elle avait ce visage nu et vulnérable sur lequel, quelques jours auparavant, s’était réverbéré la folie de Masha. Il lui répéta qu’elle était belle, il le pensait. Il la regardait et elle regardait devant elle, se concentrait pour ne pas tourner la tête vers lui, car elle savait que ce serait fichu. Il lui avait dit, Je veux te voir, je viens devant chez toi, j’ai besoin d’être avec toi, et elle n’avait pas dit non. Ils marchaient lentement. Puis, au bout de quelques pas, il n’y tint plus. Il alla vers elle, la serra contre lui, fort comme un fou, lui chuchotant qu’il l’aimait, qu’elle était tout pour lui, son essentiel, qu’elle était sa chance, son bonheur, son amour le plus merveilleux, qu’avec elle il rêvait d’un mariage, et d’enfants, d’enfants lui ressemblant trait pour trait. Il la poussa contre le mur, l’enlaça, très fort encore, c’est impossible de continuer sans toi, la vie n’aurait plus de sens. Ava était en larmes, elle répondait à son étreinte, malgré tout ce qu’elle s’était jurée, malgré la haine encore nichée en elle. Elle lui dit qu’elle l’aimait, elle l’inspira longuement, huma son odeur, une tubéreuse lascive au sillage presque éteint, un arôme hypnotique, elle le touchait, le malaxait, son torse, son ventre, ses bras, comme pour sentir qu’il existait, qu’il était bien là, venu pour la chercher, pour lui prouver qu’il n’y avait qu’elle, pour lui offrir son cœur, son cœur entre ses mains.

La trace des coups mit longtemps à s’effacer.

Lorsque, des jours plus tard, vêtu d’un tee-shirt blanc, il se cala au fond de son lit et leva les bras, les croisa derrière sa tête selon sa posture habituelle, Ava vit les nombreuses balafres rouges et jaunes colorant la peau de Florent, qu’elle avait causées.

Gênée, elle détourna le regard.

Elle ne se savait pas capable de cette force-là, elle à qui l’on avait toujours répété, depuis l’enfance, qu’elle était faible, inoffensive et fragile, qu’elle ne pourrait être qu’une victime face à l’agressivité des hommes. Non, elle ne se savait pas capable de blesser, de faire mal, elle était fille, et les filles ne sont pas censées avoir la puissance de frapper les hommes. Elle n’avait pas conscience de cette violence qui sommeillait en elle, cette violence physique, qui soudain avait explosé.

Pourtant, elle avait elle-même ressenti la douleur, les tiraillements dans ses mains, les crampes de ses épaules.

Face au spectacle des griffures de Florent, elle baissa les yeux, elle avait honte.

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